Ressenti au retour d'Asie,
Moi, je me situe où ?Cette question, je me la pose maintenant au moment même de ce retour de Bali, à l’instant où je dépose mon sac à dos sur ce tapis roulant, meuble particulier et original de cet aéroport, de chaque aéroport. Je sais qu’à mon retour, mes proches vont me demander quel pays demeure mon préféré. Est-ce ce dernier ? Le précédent ? Moi, je ne me pose plus la question.Tous évidemment. Mais en creusant un peu... Quel que soit le pays rencontré, je pense que mes plus beaux souvenirs sont les premiers pas dans chaque aéroport. Premières odeurs, premières chaleurs, premières couleurs et parfois, premières arnaques. Je ne me l’imagine même pas avant d’y être car je sais que je le vis en moi très fort.Tout aéroport, peu importe son endroit, sa taille, son nom, devient un nouveau voyage à l’intérieur même du voyage réelle, destinée de mon périple. Et il est vrai qu’à ce moment, je ne connais pas le monde qui m’attend. Alors, comme à chaque fois, j’hésite sans hésiter, je piétine sans piétiner, excitation mêlée d’anxiété, et cherche tous les moyens pour prendre du bon temps dans ces terminaux multicolores, melting-pot de gens de tout horizon. Ceux-là me ressemblent légèrement : des routards australiens ou anglais. Lui beaucoup moins : un homme d’affaire chinois très pressé. Dieu que les hôtesses de l’air sont belles !À chaque retour, je déambule durant des heures dans l’aéroport de ma dernière escale de mon périple. Ces quelques heures sont à elles seules un nouveau voyage. Je rêve.
Passer les douanes et sauter dans un taxi. Mon premier voyage, et donc mon premier aéroport asiatique, se déroulait en Indonésie. Dans un genre de véhicule européen, je découvrais la route menant à Yogyakarta. Tout au long de la route, d’innombrable regroupement de personnes qui attendent je ne sais quoi, des odeurs alléchantes, une chaleur suffocante. Pauvreté. Mon chauffeur passait ses nerfs à grands coups de klaxons pour annoncer son arrivée et doubler sans se soucier du code de la route. Dépaysement total. Un homme qui nous dépassait en moto crachait rouge. Terreur. Le bétel coulait de sa bouche. Folklore. Et la musique qui pénétrait mon esprit. Un peu stridente, l’auto -radio était aussi vieux que la Tata, mais tellement enivrante. Un autre monde. Alors l’Indonésie devenait mon pays favori. Remplacé au fil des années par le Népal, la Birmanie, le Vietnam, l’Inde, la Chine, le Cambodge, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Lombok, l’île de Bali, ….
Non je n’ai pas de pays préféré. Tous sont un enchantement. Tous ont une histoire, mon histoire. Comme d’ailleurs le fait de revenir chez moi, pour mieux repartir. Je suis juste un simple voyageur, qui a apprécié son périple et a rempli son cœur d’images et de sensations fortes.Je sais qu’un jour, je ferais autre chose. Mais aujourd’hui encore, je tiens à m’étourdir, variant les destinations au gré d’une histoire humaine, d’un racontar de voyageur, d’une rumeur de terra incognita. La question est toujours sans réponse concrète : certains ont des meubles, d’autres ont des valises.Je sais juste que par moment, je suis l’un des deux et qu’un jour, l’un sera rangé au milieu de l’autre. Alain – ressenti d’un soir de juin 2005
Moi, je me situe où ?Cette question, je me la pose maintenant au moment même de ce retour de Bali, à l’instant où je dépose mon sac à dos sur ce tapis roulant, meuble particulier et original de cet aéroport, de chaque aéroport. Je sais qu’à mon retour, mes proches vont me demander quel pays demeure mon préféré. Est-ce ce dernier ? Le précédent ? Moi, je ne me pose plus la question.Tous évidemment. Mais en creusant un peu... Quel que soit le pays rencontré, je pense que mes plus beaux souvenirs sont les premiers pas dans chaque aéroport. Premières odeurs, premières chaleurs, premières couleurs et parfois, premières arnaques. Je ne me l’imagine même pas avant d’y être car je sais que je le vis en moi très fort.Tout aéroport, peu importe son endroit, sa taille, son nom, devient un nouveau voyage à l’intérieur même du voyage réelle, destinée de mon périple. Et il est vrai qu’à ce moment, je ne connais pas le monde qui m’attend. Alors, comme à chaque fois, j’hésite sans hésiter, je piétine sans piétiner, excitation mêlée d’anxiété, et cherche tous les moyens pour prendre du bon temps dans ces terminaux multicolores, melting-pot de gens de tout horizon. Ceux-là me ressemblent légèrement : des routards australiens ou anglais. Lui beaucoup moins : un homme d’affaire chinois très pressé. Dieu que les hôtesses de l’air sont belles !À chaque retour, je déambule durant des heures dans l’aéroport de ma dernière escale de mon périple. Ces quelques heures sont à elles seules un nouveau voyage. Je rêve.
Passer les douanes et sauter dans un taxi. Mon premier voyage, et donc mon premier aéroport asiatique, se déroulait en Indonésie. Dans un genre de véhicule européen, je découvrais la route menant à Yogyakarta. Tout au long de la route, d’innombrable regroupement de personnes qui attendent je ne sais quoi, des odeurs alléchantes, une chaleur suffocante. Pauvreté. Mon chauffeur passait ses nerfs à grands coups de klaxons pour annoncer son arrivée et doubler sans se soucier du code de la route. Dépaysement total. Un homme qui nous dépassait en moto crachait rouge. Terreur. Le bétel coulait de sa bouche. Folklore. Et la musique qui pénétrait mon esprit. Un peu stridente, l’auto -radio était aussi vieux que la Tata, mais tellement enivrante. Un autre monde. Alors l’Indonésie devenait mon pays favori. Remplacé au fil des années par le Népal, la Birmanie, le Vietnam, l’Inde, la Chine, le Cambodge, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Lombok, l’île de Bali, ….
Non je n’ai pas de pays préféré. Tous sont un enchantement. Tous ont une histoire, mon histoire. Comme d’ailleurs le fait de revenir chez moi, pour mieux repartir. Je suis juste un simple voyageur, qui a apprécié son périple et a rempli son cœur d’images et de sensations fortes.Je sais qu’un jour, je ferais autre chose. Mais aujourd’hui encore, je tiens à m’étourdir, variant les destinations au gré d’une histoire humaine, d’un racontar de voyageur, d’une rumeur de terra incognita. La question est toujours sans réponse concrète : certains ont des meubles, d’autres ont des valises.Je sais juste que par moment, je suis l’un des deux et qu’un jour, l’un sera rangé au milieu de l’autre. Alain – ressenti d’un soir de juin 2005
11 Nov 2007
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